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Hello world!

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De ceci et cela

Askip t’es l’allié des meufs ?

Il est vrai que les problèmes de domination d’une frange de la population sur l’autre concerne tout le monde. Ceux du coté des “dominants” finissent parfois par s’en rendre compte, mais ce n’est pas suffisant pour être du bon coté. A vrai dire, c’est même juste le premier pas d’un très long périple !

I need something like a wrecking ball

Je suis en soi tout ce qu’il y’a de plus confortable : un mec, blanc, hétéro. Le tableau serait tout à fait complet si j’avais pas grandi dans des conditions difficile par rapport à la majorité des personnes que ce soit en terme de pauvreté, de scolarité ou de cadre familiale disons très… original !

J’ai aussi commencé ma déconstruction avec un petit avantage. Depuis le lycée, je ne vis quasiment qu’entourés de meufs, y compris dans mes amitiés. En réalité, on pourrait même considérer que mon incapacité à tisser des liens avec les autres mecs est problématique. Mais je sais pas, il y’a toujours un truc qui finit par me décevoir, me déranger ou tout simplement rien qui m’intéresse. Il donc très difficile pour moi de tisser des liens profonds avec mes congénères masculin, et pour ceux qui sont en couple, je finis fatalement par préférer leur conjointe (en tout bien tout honneur) !

Bref, je suis donc un mec blanc cis-hétéro avec l’avantage d’être habitué à évoluer au milieu des femmes. Est-ce que cela suffit pour être un homme féministe et exemplaire : PAS DU TOUT ! Ce n’est que ma position de départ et il y’a énormément à faire pour cela (et je doute qu’on puisse y parvenir totalement en l’espace d’une vie). Ma déconstruction part de ce point là, ni plus ni moins !

Tout casser, ça fait mal !

Je vais vous raconter un secret terrible : c’est tarpin douloureux ! N’allez pas croire que vous serez une victime, je vous garantis que ce n’est qu’une pichenette à l’oreille comparé à ce que vivent les autres au quotidien. Il n’en reste pas moins que oui, se rendre compte de ce qu’on représente et du mal que l’on a pu faire, indirectement ou non, met un très grand coup à l’estime.

Admettre que malgré tout on part de très loin, qu’on a probablement fait beaucoup de tort (et qu’on en fait toujours) et remettre en question tout ce sur quoi on s’est construit n’est pas chose aisée. Encore une fois, je suis factuel : il ne s’agit pas du tout de trouver des excuses ou de se mettre au même niveau. Tout simplement admettre qu’il a été insufflé en nous quelque chose de foncièrement mauvais est difficile.

Savoir s’en détacher est un bon début. Commencer à travailler dessus la suite logique. Si un #MenAreTrash vous mets mal à l’aise ou en colère, c’est que vous n’y êtes pas du tout ! Je vous assure que ce hashtag ne vous veut pas du mal à vous personnellement.

Tout commence avec l’empathie

Une des choses confortable que je regrette parfois sincèrement, c’est de vivre peinard. Ma chérie m’a appris énormément, y compris à repérer les propos et petites choses néfastes. Effet “pilule rouge” : quand on commence à les voir, on se rend compte qu’ils sont absolument partout ! En de nombreux moment je sens vraiment mal en lisant ou en entendant des choses. Ce n’est pas juste de la colère, de la tristesse ou de la déception, non je me sens… menacé (avoir des troubles anxieux n’aide pas cela dit !) C’est usant, fatiguant, et pourtant je ne suis pas la cible. C’est de l’empathie, je ne suis pas à la place des personnes concernées et ne le serai jamais, je ne ressentirai jamais les mêmes choses, mais j’ai un apercu. Et cet aperçu étant déjà lourd à porter, je ne peux que compatir.

En lisant des choses sur les Césars et Roman Polanski, il était souvent évoqué les réactions que cette situation provoque chez certaines femmes. Une colère profonde, une peur palpable et “des mâchoire qui se resserrent” à la seul évocation du nom du réalisateur. Ma réaction première aura été d’être surpris, de trouver presque cela “excessif”. Mais nope, si ne pas être ciblé et pourtant me retrouver régulièrement

T’es misogyne, et raciste aussi d’ailleurs… mais c’est ok !

Alors ça, c’est LE point auquel je tiens le plus. Il ne suffit pas de se dire “anti-patriarcat” ou “anti-raciste” pour être “du bon coté”. Cherchez pas : vous l’êtes !

Je passe sur le racisme car c’est plus parlant pour moi. Être “color blind” c’est des conneries. Avec toute la meilleure volonté du monde, je me surprends encore régulièrement à dire ou faire des choses qui me pose question. Je ne fais rien de méchant, je n’emploie pas d’expressions et encore moins d’insultes racistes, je n’ai pas d’appréhensions face à une personne racisée. Par contre je me suis déjà surpris à dire des “j’ai croisé un type sympa, un black, blablabla”. On s’en fout qu’il soit “black” ! Ca n’apporte rien à mon histoire, ça n’a même rien apporté à l’interaction décrite ! D’ailleurs on peut même se poser des questions sur le terme en lui-même…

La seul chose que cette remarque apporte, c’est de constater que, merde, malgré tout quelque part dans ma tête quelque chose tique. Malgré tout ce que je pense au plus profond de moi-même, quelque chose demeure encore plus profondément. Et c’est tristement “normal”, c’est une chose qu’on nous apprend malgré tout les défenses qu’on peut établir contre ça.

Réfuter qu’on ne peut pas être totalement détaché de tout ça, c’est aussi refuser de constater que non, on a bel et bien un problème avec ça. Alors oui, certains diront que c’est aussi une manière de continuer à faire la différence, que le mieux c’est vraiment faire aucune différence, blablabla. Ce à quoi je répondrais que oui, sans doute. Mais grâce à ma manière de “faire une différence”, je peux au moins travailler dans mon coin à faire taire cette petite voix hideuse plutôt que de risquer de continuer à me croire sans vice et perpétuer les choses en silence. Ce n’est pas parce que je montre le moins possible de biais que je réfute le fait d’en avoir.

Bref. Le sexisme et tout autres forme de discrimination profondément ancrées dans notre société, c’est pareil. Voir les choses en face c’est pas fun, on a pas non plus besoin de s’auto-flageller (nombre de mecs qui s’excusent partout pour les “connards”… OSEF !), juste se donner l’occasion de rectifier tout ce qu’on peut. Perso, je fais désormais plus attention lorsque je parle, et que si je décris une personne c’est que ça a un sens (et en gros, la couleur de peau n’en a jamais). Maintenant je ne mentionne (quasi-)plus ce genre de détails triviaux et pourtant si malsains. Au moins je ne participe beaucoup moins à maintenir en état tout le bazar.

Demerdes-toi un peu !

Poser des questions, c’est ok. Demandez l’avis des personnes concernées aussi. Par contre faut pas déconner : il y’a Google, des livres, des podcasts, et je ne sais quoi encore pour faire les choses tout seul comme un grand.

C’est fatiguant de voir tout ce monde qui “attend qu’on leur apprenne”… Encore un secret : quand on a vraiment envie d’apprendre, en général on en vient à se débrouiller tout seul. Demander aux personnes qui subissent au quotidien d’ajouter à leur tâche le rôle de professeur, c’est gênant.

Parmi les personnes ciblées par une quelconque forme de discriminations, beaucoup ont déjà dit tout ce qu’il y’a à dire. Il suffit de les lire et les écouter. Je compte plus le nombre de fois où un type qui se prétend “féministe” demande des ressources à une meuf qui aborde le sujet… J’ai une sensibilité particulière pour l’histoire des afro-américains, et gros secret : j’ai jamais demandé à une seule personne concernée de “m’aider à comprendre”, même quand c’était un étudiant d’Howard ! Non, j’ai lu des bouquins, écouté des paroles. Autre secret : ça marche pour tout ! Des bouquins, des blogs, des “influenceuses féministes” sur Twitter, il y’en a des tonnes ! Faire la démarche c’est franchement le strict minimum qui puisse être fait. Si vous ne sentez pas capable, il y’a un problème.

Le bonus !

Je n’ai même pas envie de m’étendre sur ces bonhommes qui se permettent de donner de leçons à tout va. Parfois même ils disposent d’une caution féminine, mais ça ne les rends pas moins malsains, au contraire. Un mec qui explique à un meuf ce qu’elle devrait penser est vraiment la pire chose à faire. Même si c’est pour “lui apprendre le féminisme”. Vraiment, il faut savoir rester humble et à sa place. Je sais qu’il est très compliqué pour un mec de ne pas donner son avis sur tout et de pas s’auto-octroyer un rôle de mâle alpha civilisateur.

Mais rassurez-vous, j’ai encore parfois ce défaut, mais au moins je m’excuse et la boucle dès qu’on me fait remarquer que je déconne !

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Code/tech Elixir

Le raccourci & pour les fonctions anonymes

Sans doute êtes-vous déjà tombé sur une notation étrange dans du code Elixir, utilisant l’espertluette (&). Par exemple :

Enum.filter([1, 2, 3], & &1 != 2)

Ceci est tout simplement la notation raccourci pour les fonctions anonymes (voir la doc officielle) ! Le & seul est un raccourci pour fn arguments -> ou “arguments” sera remplacé par le nombre d’argument requis. Par ailleurs, le end indiquant la fin de la fonction anonyme n’est plus requis ! Le second, &1 est tout simplement le premier argument de la fonction anonyme !

Plus que le a théorie, voici quelques exemples concrets. En réalité c’est très simple, et il suffit de “s’entraîner” une fois ou deux à transformer une fonction anonyme en notation raccourci (et inversement) pour comprendre le truc.


sum = &(&1 + &2)
# Qui pourrait d'ailleurs être écrit sans parenthèses
sum = & &1 + &2

# Est l'équivalent de
sum = fn arg1, arg2 -> arg1 + arg2 end

Autre exemple dans un callback, si l’on souhaitait retirer les éléments dont le status est “draft” dans une liste :

my_items
|> Enum.reject(& &1.status == "draft")

# équivaut à
my_items
|> Enum.reject(fn element -> element.status == "draft" end)

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Santé psy

6 choses importantes pour un proche dépressif

Vous n’avez pas à comprendre

Les troubles mentaux sont pratiquement impossible à comprendre tant que l’on est pas personnellement touché. Sans doute entendrez-vous des choses qui vous paraissent absurdes, exagérées ou fausses, mais contredire ou poser un jugement est la pire chose à faire.

Il est souvent très difficile pour les personnes touchés par des maladies psys de partager leurs sentiments. Parce qu’ils ont peur des réactions, que leur état est stigmatisé ou que plus de mal puisse être causé lorsque l’interlocuteur ne se contente pas d’écouter et valider le ressenti.

Vous pouvez toutefois vous renseigner : sur la maladie, les traitements possibles ou même le vécu d’autres personnes touchés pour mieux appréhender la situation.

Vous n’êtes pas médecin

Les troubles psy peuvent être très graves : les troubles les plus sévères peuvent devenir invalidants (perte d’emploi, de vie sociale, dégradation de la santé physique) et même létaux (suicides et autres comportements à risques). Vous n’avez pas les compétences pour prendre en charge ce genre de choses. En réalité, vous n’avez surtout pas à en avoir la responsabilité !

Si vous pensez être médecin, voilà de quoi vous faire douter de vos capacités, disponible ici.

Vous êtes un proche, un repère rassurant. Donc pas de diagnostics ou d’idées de “comment aller mieux” ! La seule responsabilité qui peut être la votre, lorsqu’un proche ne suit aucune thérapie, c’est l’inciter fermement à consulter des professionnels.

Soyez juste rassurants, renseignez-vous sur les médecins psychiatres et les psychologues les plus accessibles pour la personne concernée, prenez rendez-vous en sa présence si elle le souhaite et si nécessaire accompagnez-là jusqu’à la salle d’attente. Allez voir un psychiatre n’est pas plus bizarre que d’aller voir un généraliste, mais sauter le pas est souvent très difficile, notamment à cause des préjugés !

On ne juge pas !

Oui, quelqu’un de dépressif ou anxieux peut “gaspiller” une quantité colossale de temps ou de ressources ou agir de manière visiblement irrationnelle. Si c’est pour dire ou sous-entendre qu’on cherche des excuses, qu’on est simplement fainéant, qu’on aurait pu faire ceci de bien mieux au lieu de cela, qu’il “suffit de se bouger”, “si seulement tu voulais”, “t’exagères vraiment, on dirait que tu cherches de l’attention”, “ouvre les yeux tu verras qu’en fait y’a pas de raisons”, “tout ça c’ets dans ta tête”, etc., abstenez vous tout de suite !

Non seulement ce sont des paroles qui ne font qu’aggraver la situation. Il ne s’agit pas d’encourager le “laisser-aller” ou les mauvaises habitudes, mais juste de reconnaître que la personne en face souffre d’un mal et que ce n’est pas volontaire. Agresser la personne avec des reproches ne saura que bien souvent l’enfoncer dans sa dépressions et/ou son anxiété.

Ces choses que vous ne comprenez pas, ce temps perdu et contre-productifs, ces pensées absurdes, etc., sont des symptômes d’un mal qui ronge de l’intérieur et non un choix de vie. Et si vous pensez avoir déjà traversé les mêmes choses et que votre expérience est nécessairement applicable à quelqu’un atteint de troubles psy, ce qu’en réalité vous ne percevez absolument rien de la détresse à laquelle on fait face !

Pire chose à dire : “ce qui ne tue pas rend plus fort”. Non, vraiment, ça n’aide pas du tout !

La dérision oui, la moquerie non !

Il arrive souvent qu’une personne atteinte de troubles psy soit tout bêtement dans l’incapacité de faire quelque chose d’important. En ce qui me concerne, je ne prends plus de rendez-vous à l’avance avec le psychiatre, parce que je n’y vais pas. Je ne vérifie pas la date à laquelle il a été fixé de peur qu’il ne soit déjà passé. Je n’appelle pas pour demander un nouveau rendez-vous parce que j’ai peur d’être réprimander (et j’ai une relation tumultueuse avec mon téléphone). Non, j’attends d’arriver à la toute fin de mon ordonnance, après des semaines à m’angoisser sur le sujet, pour enfin l’appeler.

Mon psy est pourtant très gentil, d’autant plus qu’il doit avoir l’habitude de ce genre de comportements. Je sais quelles sont les conséquences d’un arrêt abrupte du traitement : ça fait mal ! J’y penses absolument tout les jours mais rien n’y fait. Et ça peut être ça ou d’autres choses d’ailleurs.

Pour l’instant, le mieux à faire et d’en rire. Ma chérie ne le fera pas pour moi, parce que je reste en mesure de le faire, et dramatiser la chose ne me fera sentir que plus stupide encore ! Ce n’est pas pour autant qu’il faut faire des blagues lourdes sans arrêt ou minimiser les choses, mais rire ensemble de la situation permet au moins d’oublier le poids qu’elle fait peser sur les épaules de tout le monde.

Le plus simple est le mieux

Répondre au téléphone, emmener faire une balade, inviter à une soirée, avoir une discussion futile autour d’un café ou amener des gâteaux sont les choses les plus efficaces que vous puissiez faire en tant que proche. Et de très loin ! Ce sont des propositions qui seront parfois déclinées mais ce n’est pas grave du tout. Ne prenez pas les refus de façon personnelle, et sachez que même si on refuse parce qu’on ne se sentait pas de faire quoi que ce soit, le fait d’avoir proposer compte énormément !

Montrer son soutien en étant tout simplement présent, avec une pincée d’attention, est beaucoup plus efficace que tout ce que vous pourriez penser de bon à dire. Personnelement, rien ne me rend plus heureux que d’avoir ma chérie qui me fait une boisson chaude, reste près de moi le temps que je m’endorme lorsque je me sens fatigué et vide ou juste larver avec moi devant un film ou une série… Et si elle n’est pas là, c’est un de nos chats qui s’en charge, sans la boisson chaude malheureusement.

N’ayez pas peur de parler des choses les plus graves

Il y’a une idée reçue extrêmement tenace qui fait des idées suicidaires un tabou absolu. Le plus souvent, c’est par crainte de provoquer le passage à l’acte chez les personnes qui auraient cette tendance. C’est faux, totalement faux, y’a rien de plus faux ! Au contraire, s’il y’a des raisons de s’inquiéter, mieux vaut aborder la question le plus simplement et directement possible. C’est un sujet difficile pour tout le monde, mais éviter la question, tourner autour du pot ou utiliser des euphémismes ne peut que renforcer le sentiment de honte qui n’a pas lieu d’être.

Une personne suicidaire n’a absolument besoin de personne pour avoir ces idées. Ce n’est pas une lubie mais un acte réfléchi. Lorsque une personne décide de sauter le pas, c’est qu’elle y pense depuis longtemps et qu’elle a ressent un niveau de souffrance tel qu’elle pense ne pas avoir d’autres issues. Il n’y a ni égoïsme ni faiblesse dans le suicide, juste une souffrance insoutenable. Vous ne risquerait jamais rien à aborder le sujet, bien au contraire : en parler peut faire du bien et même sauver des vies !

Toujours dans ce qui a été dis jusqu’ici, restez à l’écoute et évitez à tout prix les reproches et la culpabilisation. Si la personne en face vous dit que tout va bien de ce coté, tant mieux. Si elle vous confie qu’elle a effectivement des idées suicidaires persistantes, restez calmes, à l’écoute et demandez comment vous pourriez aider. C’est même plutôt bon signe.

Si la personne semble être dans une grande détresse et présente un risque imminent de mettre fin à ses jours, il s’agit une urgence médicale absolue ! Amenez-la aux urgences ou appelez les secours, éventuellement son médecin psychiatre si elle en a un pour qu’il soit au courant. Restez auprès d’elle ou assurez-vous que quelqu’un puisse le faire, et soyez totalement concentré sur sa situation. Éventuellement, assurez-vous que rien de dangereux n’est à sa disposition (armes, médicaments, drogues, couteau, etc.).

Bref, sachez tout simplement que vous ne vos tromperez jamais en étant à l’écoute et présent. Dans le fond c’est le mieux que vous puissiez faire. Et prenez soin de vous, c’est très important, y compris pour les proches malades !

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Gaming

7 tips sur Heroes et les mobas qu’on ne répétera jamais assez

En tout cas jusqu’au platine que je connais bien, la victoire revient le plus souvent non pas à l’équipe qui joue le mieux, mais à celle qui fait un peu moins d’erreurs que l’autre. Et parmi ces erreurs, les pires ne sont finalement pas une question de niveau mais plutôt de mentale et d’état d’esprit. Vous pouvez avoir une bien meilleure composition, choisir des builds au poil, et être le roi du skillshot, si vous mourrez seul bêtement ou que l’humeur de l’équipe est dans les chaussettes, une grosse partie de vos chances de victoire partent à la poubelle.

Florilèges de petits conseils qui non seulement mettront un peu plus de chances de votre coté, mais qui en plus rendront les parties plus sympas pour tout le monde, à commencer pour vous !

Vous n’apprendrez rien à personne

Honnêtement, êtes vous déjà sorti d’une partie en ayant eu l’impression d’avoir reçu un bon conseil de la part d’une personne inconnue ? Personnellement jamais ou trop rarement pour m’en souvenir. En général plusieurs cas se présentent. Une personne s’en fout le plus souvent :

  • parce qu’elle veut juste s’amuser ;
  • parce qu’elle déborde d’égo ;
  • parce qu’elle pense/sait que vous avez tort ;
  • parce que pendant que vous donnez vos conseils vous ne jouez pas ;
  • parce qu’elle ne vous lit pas ;
  • parce qu’elle ne vous comprends pas.

Il y’a des choses que les joueurs peuvent “apprendre” et qu’il serait utile de partager durant une partie. Comme ne pas avoir besoin de tuer les plantes pour prendre l’objectif tant qu’elles sont occupées à taper quelqu’un d’autre, ou que (re)prendre un T1 sur les Tours du Destin c’est absurde s’il y’a un objectif défendable. Ca vaut le coup de le dire, parce qu’elle peuvent influer sur la partie en partie. Le reste n’est là que pour se rassurer soi-même qu’on vaut tellement mieux que tout les autres (et c’est faux très cher !).

Si un équipier prend un ult qui vous semble être un mauvais, ne lui demandez pas “pourquoi ?”, et encore moins à lui faire une dissertation sur son choix, mais demandez-vous “comment ?”

Être agressif ou insulter ne donne pas envie de faire mieux

Je sais pas si je suis bizarre, mais en ce qui me concerne, recevoir des ordres, des conseils ou des critiques enrobées d’agressivité et/ou d’insultes, surtout venant d’inconnus, ne m’ont jamais regonflé. Ça me gonfle tout court. Taper sur les doigts avec une règle ne fait pas mieux apprendre la leçon, c’est pareil pour à peu près tout dans la vie.

Au mieux, vos paroles n’auront aucun impact bénéfique, au pire vous allez tout simplement aggraver les choses. Ce terrible noob à vos yeux joue peut-être mal parce qu’il galère et qu’il se stresse, ou que quelque chose d’autres le déconcentre. Mettre encore plus de pression ne la fera jouer que plus mal encore. Et dans le pire des pires des cas, vous allez même impacter les 3 autres joueurs, qui vont eux auss être déconcentrés, quand ça ne finit pas en débat sans fond et sans intérêt pour savoir qui est le plus “bronze” de tous dans l’équipe. Ce n’est pourtant pas un problème de niveau, juste de bêtise humaine.

Se tromper à plusieurs est mieux qu’avoir raison tout seul

Un MOBA est effectivement un jeu d’équipe. Si votre équipe prend une décision à la majorité, suivez là ! Le call boss vous paraît très risqué ? Pas grave, il faut y aller. Personne n’en aura que faire de savoir que vous aviez raison et que vous vous êtes vivant, surtout lorsque les choses se sont joué à trois fois rien. Le “trois fois rien” en l’occurence, c’est vous !

Alors certes, il y’a des circonstances qui font que. S’il y’a un autre danger conséquent, tel que des catapultes qui risquent de ruiner votre core même si le call boss est une réussite, vous ferez peut-être mieux d’écarter ce danger imminent. Avec un peu de chances, les choses se passent pas si mal pour les autres, et que vous aurez les cartes en mains pour tenter d’écarter ou mitiger cet autre danger. Mais en règle générale, faire corps avec votre équipe sera toujours plus bénéfique sur le long terme que faire cavalier seul. Le pire, c’est le joueur qui ne suit pas le call, et qui se fend d’un “nice/stupid call”, alors que se présence aurait tout changé…

Par contre : c’est pas parce que vous avez placé un ping que les autres vont forcément suivre. Si vous vous entêtez tout seul, c’est votre faute, que vous ayez raison ou non en théorie.

Ne pas parler pour rien dire

Dire à un allié de ne pas mourir ça coule de sens. Toutes personnes avec un minimum de jugeote sait qu’elle doit éviter de mourir. Du coup, c’est le genre de communication inutiles, sinon purement négative, pour l’équipe. Souligner l’erreur de quelqu’un sans rien apporter d’autres ne fait que dénigrer et en aucun cas soutenir. Idem pour les “allô le carry tu fais pas de dégats” / “allô le healer tu soignes pas assez” !

C’est plus ou moins subtil, mais inciter l’équipe à faire attention et ne prendre aucun risque, surtout appuyé par une bonne raison, sera toujours plus efficace et mieux reçu. Malheureusement, l’écrasante majorité des infos qui passent par le chat sont purement et simplement sans aucun intérêt !

Les manières de dire les choses

La politesse est une chose, mais il n’y a pas que ça. L’être humain est toujours plus réceptif à la suggestion qu’à l’ordre. Un “don’t feed” en début de game peut faire des dégats (et coule de sens, comme dit précédemment), mais pas autant qu’un “GL next” surtout lorsque ça vient d’une personne qui plombe l’équipe ensuite.

A quelques exceptions près, on joue avec des personnes qui ont sensiblement le même niveau. Chacun aura ses points forts et ses points faibles, mais personne n’est meilleur : si tel était le cas, on ne serait pas dans la même partie ! Il y’a aussi les jours avec et les jours sans, les circonstances de la partie qu’on arrive pas à gérer et celles où tout les astres sont aligner pour pouvoir faire un carnage.

Restez humble et ne pas prendre les autres de hauts et non seulement plus efficace, mais surtout beaucoup plus agréable. Et quand on se sent bien, on est plus disposé à être concentré !

Regardez-vous avant de regarder les autres

Personnellement, rien ne m’exaspère plus que d’avoir d’autres personnes qui vont décortiquer mes choix, que ce soit de héros ou de talents, ou mes erreurs (dont je suis pourtant souvent conscient). Que ce soit une erreur ou pas, il faudra bien faire avec !

En général on fait ses choix en fonction des circonstances, mais aussi des préférence, de notre zone de confort ou de notre style. Alors pourquoi changer ? Si je me force à jouer plus “méta”, c’est uniquement pour moi et me donner plus de chances de monter dans les rangs et non pour faire plaisir à d’autres ! Et quand bien même on pourrait dire “bah dans ce cas va en QM”, c’est pas une raison. Si avec mes builds tout nuls je suis au même niveau que des je-sais-tout, c’est qu’on est pas si différent. Thrall peut pas prendre la solo lane parce qu’il doit faire sa quête ? Tant pis, on improvise, ce n’est pas idéal mais c’est faisable.

Personne ne “carry toutes ses games” en étant à son niveau, sinon on serait fatalement au-dessus. Agir en tant que telle dans une partie est un pur égocentrisme. Et être égocentrique sur un jeu est déjà stupide et fatiguant pour tout le monde, quand en plus on est dans le gras du joueur moyen…

Nah, pas comme ça !

C’est qu’un jeu bordel !

Personne n’est un moine zen. On a tous nos petits nerfs qui des fois se foutent en pelotes. Faire preuve d’un peu d’impatience ou de colère par moment est ok. Mais ça n’est qu’un jeu. Gagner ne fera pas de vous une meilleure personne. Par contre être agressif et insultant fait de vous quelqu’un d’exécrable. Le but d’un jeu vidéo, malgré ce que les chimères de l’esport peuvent faire croire, est de passer un moment. Si possible un bon moment !

Personnellement, je préfère très largement perdre en m’amusant avec des personnes sympas, que gagner avec des personnes insupportables. Dans 98% des cas, ce qui pousse hors de mes limites est le comportement des autres et les façons de communiquer, pas de chercher sans succès la solution pour renverser une partie ou avoir à composer avec une personne qui dans la partie actuelle sont en difficulté.

L’un dans l’autre, surtout si vous faites de la solo queue, la seule personne dont vous avez à vous préoccuper c’est vous. Rangez votre égo, car vous n’apprendrez rien à personne si ce n’est vous-même, et vous vous assurerez plus de victoire en apprenant vous-même qu’en cherchant à enseigner à des joueurs que vous ne reverrez jamais. Et lorsque vous gagnerez une partie “perdue d’avance” pour X raisons jugées incontestables par les autres mais que vous avez tout fait pour les soutenir et leur donner l’envie d’essayer, ça ne sera que plus gratifiant et surtout plaisant !

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De ceci et cela

Mes 5 séries Netflix préférées

On a mis longtemps à rejoindre la vague Netflix, depuis cet été précisément. Alors certes, je trouve que la grosse majorité des choses n’est pas folles et je perds pas mal de temps à être déçu, mais il y’a tout de même des choses qui m’ont (beaucoup) plu. Spoiler : je ne suis fan ni de La Casa De Papel, ni de The Walking Dead, ni de Black Mirror !

The Good Place

Probablement mon plus gros coup de coeur sur la plateforme ! C’est une série complètement barrée sans être grotesque, drôle à mourir et très attachante. On peut avoir besoin d’un tout petit peu de temps pour accrocher avant que les personnages ne se révèlent, on peut avoir peur qu’elle ne tienne pas la longueur, et pourtant elle garde toujours le même rythme endiablé sans faiblir !

Bourrées de rebondissement très bien maîtrisés, chaque nouvelle saison est une nouvelle aventure dans l’au-delà pour nos quatre humains, accompagné de l’architecte du bon endroit et de l’IA Janet. Si tout les acteurs parviennent à se distinguer (je suis un fan absolue de Jason et Janet), Ted Danson est encore plus remarquable dans le rôle de Michael.

iZombie

Ce n’est pas une série exceptionnelle, mais elle se regarde parfaitement bien. C’est le genre de série qui ne nous scotche pas forcément à l’écran, mais dont on suit pourtant les épisodes avec le plus grand des plaisirs. Les dialogues sont des plus réussis, je suis fan de la relation amicale entre Liv et Ravi sans la moindre ambiguïté (c’est très rare), et le personnage de Blaine est des plus réussis. Par ailleurs, les zombies ont subis un ravalement de facade : fini les morfales décharnés à l’haleine fétide, les zombie peuvent être comme tout le monde (dépigmentation mis à part), tant qu’ils ont des cerveaux pour se sustenter. Sinon, bonjour les “Romeros” affamés au vocabulaire inexistant !

C’est le genre de série “à l’ancienne” que j’aime beaucoup, une série policière avec une nouvelle enquête par épisode, ce qui laisse le temps à la trame principale de se dérouler tranquillement mais surement. Bonus : les préparations culinaires de Liv vous ouvriront l’appétit, ou pas !

Dark

Deutsche qualität ! Voilà LA série dont j’attends la troisième et dernières saison avec une grande impatience. Des séries SF qui introduisent des voyages dans le temps, il y’en a des dizaines… Des séries qui parviennent à être réellement crédible, ou qui en tout cas sont suffisamment bien écrite pour ne pas (trop) faire grincer des dents devant une incohérence totalement absurde, il y en a (beaucoup) moins.

C’est une série très sombre. Les mystères s’additionnent et se dévoilent à une rythme élevé sans entacher la cohérence générale du récit ou donner l’impression de vouloir “nous envoyer du pâté” à l’aide d’artifices. Son seul réel défaut est qu’elle peut être difficile à suivre et requiert une bonne dose d’attention (que je lui donne avec grand plaisir). Contrairement à iZombie, ça ne se regarde pas pendant qu’on fait autre chose !

Les 100

Je tiens à défendre cette série. Alors oui, les premiers épisodes semblent surtout viser un public dit young adult. Mais si vous lui donnez sa chance, vous risquez de très vite être surpris ! Elle contiendra toujours des moments flottants, des hésitations scénaristique, et quelques moments clichés, mais dans sa globalité elle est de très bonne qualité pour tout public. Suffisamment pour que ce soit ma série “bruit de fond” : avec près 50h de show sur 5 saisons disponibles, y’a de quoi laisser tourner.

La réelle identité de la série s’installe avant d’être magistralement confirmée dès le début de la seconde saison. C’est une série très sombre, souvent violente et sanglante, qui met à mal les codes moraux. En effet, l’intrigue en soit n’est pas aussi importante que son impacte sur les personnages. Si vous aimez avoir des gentils et des méchants bien définis, passez votre chemin. Il se peut que votre personnage préféré fasse de nombreuses chose que vous n’auriez pas cautionné, car les scénaristes sont clairement très durs avec eux, sinon cruels ! La bande-son est le parfait indicateur de virage pris rapidement : on commence par du Imagine Dragon pour rapidement passer sur des œuvres orchestrales.

Fait rare : c’est une série qui se bonifie au fil des saisons ! Si la saison 2 était excellente et est celle qui fait le plus consensus, ma préférée reste la 5e ! Cette dernière saison disponible sur Netflix est la plus polarisante de toutes car elle renverse beaucoup de chose (#JeSuisOctavia), mais pour moi c’est “la saison de la maturité”. Sans doute elle a-t-elle perdu des fans, mais elle a sans aucun doute renforcé l’appréciation de ceux qui restent !

Brooklyn Nine-Nine

On finir par la meilleure vue sur Netflix, et très vite devenue une série fétiche pour moi. Les personnages sont tous géniaux. J’ai une légère préférence pour le Capitaine, Terry et Gina, mais tous sont réussis, y compris les personnages secondaires (toujours hypé par un épisode avec Doug Judy !)

Mais la force incontestable de la série est d’être “naturelle” et absolument jamais cliché, au contraire. L’exemple parfait du ton de la série est le Capitaine. En effet, celui-ci est gay, mais c’est un capitaine de police qui se trouve être gay, et non l’inverse. L’humour pointe souvent sur les discriminations, mais parce qu’il s’en moque et non parce qu’il s’en sert (adieu les sempiternels même vannes faciles à base de clichés douteux…). Idem dans les relations entre les protagonistes. Ils sont collègues, souvent amis, sans ambiguïté et toujours respectueux les uns des autres.

Je disais que c’est une série “naturelle”, et c’est là que j’ai été bluffé : elle est bourré de petits messages, mais ce n’est pas le but, elle n’est pas moralisatrice, elle ne fait pas d’idéaux. On a réellement plus l’impression d’assister à la vie totalement loufoque d’un commissariat, et nos à une mise en scène qui se sente investis d’un devoir de satisfaire leur bonne conscience d’auteurs.

Dans le fond, elle ressemble beaucoup à The Good Place : c’est rafraîchissant, (très) drôle et exceptionnellement “normal” ! J’aime cette série autant que Terry aime les yaourts !

Les metions spéciales

Maniac (mini-série) : c’est de moins en moins vrai, mais les fictions traitant de manières au moins okay des troubles mentaux sont rares. Fiction est très jolie série dans un contexte SF, portée par Emma Stone (!) et Jonah Hill.

The End Of The F***ing World (mini-série / 2 saisons) : parfaite exemple de production britannique, c’est pas fou mais terriblement attachant. On y suit deux ados, lui psychopathe et elle totalement désabusée. Celle-ci fini par l’embarquer dès leur rencontre dans une fugue improvisée tandis que lui fantasme sur le fait de la tuer. L’une des toutes dernières scène m’a fait pleurer de rire pendant bien 2 minutes !

Poupée Russe (8 épisodes, saison 2 bientôt) : co-créée par Natasha Lyonne (Orange Is The New Black) qui y joue le rôle principale, Poupée Russe revisite Le jour de la marmotte mais avec deux grande différence : elle meurt systématiquement, parfois bêtement, avant de se revivre encore et toujours la même soirée !

The Good Wife (7 saisons) : la série mérite sa mention, bien que je l’ai découverte avant. Savoureux mélange de politique et de droit, le propos de la série est au point le casting excellent. Margulies est bluffante dans le rôle de “Sainte Alicia”, sans doute même la meilleure performance que j’ai pu voir sur un écran depuis des années. Elle possède un parfait dosage de “jeu” et de “non-jeu”, et sait s’effacer pour laisser l’audimat imprimer ses propres impressions sur son visage. Puis que dire du personnage d’Eli Gold, aussi arriviste qu’attachant…

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Code Intro : les paradigmes

Il existe plusieurs façons d’écrire et d’organiser son code, chacune très différentes bien que souvent mélangées, notamment dans les langages modernes. Chaque paradigme propose une façon qui lui est propre de résoudre un problème. Il en existent des dizaines, certains découlant d’autres.

Les moyens ou la fin

Avant même de parler de sous-type, parlons déjà des deux grands paradigmes que vous croiserez, l’impératif et le déclaratif :

  • le paradigme impératif consiste à dire comment le programme doit procéder pour obtenir notre résultat ;
  • le déclaratif consiste quant à lui à exprimer quel résultat est attendu sans ce soucier de comment le programme va procéder.

J’ai essayé de trouver des exemples convaincants et clairs mais sans succès. Nous allons prendre deux languages pour exemple : SQL pour le déclaratif, et PHP pour l’impératif. Pour cette exemple, imaginons que nous partons exactement du même genre de données, de deux tableaux possédant les mêmes données : une liste de personnes et le pays dans lequel elles résident. Nous souhaitons récupérer le nom des dix premières personnes vivant en France que l’on trouvera. Pour PHP nous ferons :

foreach ($users as $user) {
  if ($user['country'] == "France"]) {
    $result[] = $user["name"];
    
    if (count($result) == 10) break; 
  }
}

En SQL :

SELECT name FROM users WHERE country = "France" LIMIT 10;

La principale différence ses deux exemples est que le premier est impératif, le second déclaratif. En effet, dans le code PHP nous avons écrit pas à pas comment la machine doit procéder, un peu à la façon d’une recette de cuisine :

  • tout d’abord elle devra un à un traverser tout les éléments contenus dans le tableau ;
  • lorsqu’une ligne du tableau correspond à notre critère, elle l’ajoutera à un tableau de résultats ;
  • si on a obtenu dix résultats, on cesse de traverser le tableau.

A l’inverse, le code SQL lui ne donne absolument aucune indication de comment obtenir notre résultat, et se contente tout simplement de décrire ce qui doit être obtenu. De fait, tout code exécuté par le processeur sera impératif, mais dans le cas d’un langage déclaratif, le développeur laisse à son langage le soin de déterminer comment procéder. En ce sens, les langages déclaratifs sont donc plus abstraits.

En fin de compte, utiliser un langage déclaratif est comme avoir quelqu’un pour nous rendre service : si on souhaite un jus d’orange, on exprime notre demande et on obtient notre verre sans même avoir à penser comment il a été préparé, alors qu’en langage impératif on ordonnera à quelqu’un de prendre des oranges, de les presser, et de nous rapporter le verre une fois plein !

Procédural, orienté objet et fonctionnel

Dans les faits, vous entendrez plus souvent parler de ces trois “sous-paradigmes”. Les deux premiers sont impératifs, le troisième déclaratif. Voyons rapidement les principales différences notables du point de vue du codeur !

Le procédural

Le plus simple paradigme de type impératif est le procédural. Ici, il ne sera question que de de faire exécuter divers procédures, généralement contenues à l’intérieur de fonctions réutilisables (on parle alors de factorisation). Le code PHP écrit plus haut pourrait ainsi être reécrit de façons procédurale :

global $users;

function getUsersByCountry($country) {
  foreach ($users as $user) {
    if ($user['country'] == "France"]) {
      $result[] = $user["name"];
    
      if (count($result) == 10) break; 
    }
  }

  return $result;
}

$frenchUsers = getUsersByCountry("France");

J’ai sciemment fait de la variable $users une globale, nous verrons plus tard pourquoi. Dans tout les cas, le principe est des simple, nous pouvons écrire des fonctions (ou procédures), que l’on pourra appeler à n’importe quel moment, ou à l’intérieur même d’autres fonctions. Dans l’exemple ci-dessus, on fait appel à la fonction count(array) (qui est une fonction de base de PHP).

L’impératif était le paradigme le plus rependu avant que l’orienté objet ne submerge le monde du développement. C est impératif (C++ intégrant l’objet), la plupart des langages shell sont impératifs. PHP était principalement impératif jusqu’à la version 5 qui a concrétisé une lente implémentation des fonctionnalités objet !

L’orienté objet

Autre paradigme dérivé de l’impératif, la programmation orienté objet (POO) est à l’heure actuel la plus répandue et le plus utilisée. Si il est plus complexe que le procédurale, le principe de base est pourtant simple : nous souhaitons pouvoir manipuler des objets qui contiendrons (on dit alors “encapsuler”) un ensemble de logique et de données formant un tout cohérent. Toujours en PHP, notre exemple pourrait ainsi devenir :

class Users
{
  private $users = [];

  public function __construct(array $users) {
    $this->users = $users;
  }

  public function getUsersByCountry($country, $limit = 10) {
    foreach ($this->users as $user) {
      if ($user['country'] == "France"]) {
        $result[] = $user["name"];
    
        if (count($result) == $limit) break; 
      }
    }
    return $result;
  }
}

$usersList = new Users($users);
$frenchUsers = $usersList->getUsersByCountry("France");

Notre objet est ici déclaré par le bloc class Users, et que l’on instancie via new Users($users). Nous constatons que cet objet contient à la fois des données, le tableau $users que nous lui passons lors de son instanciation, ainsi que de la logique, la fonction getUsersByCountry. Alors oui, sur ce simple exemple, on semble effectivement écrire beaucoup pour pas grand chose, et c’est le cas ! Mais ce style de programmation a justement été pensé pour pouvoir mieux organiser et maintenir le code de grosses applications.

Toutefois, l’orienté objet peut très vite être mal utilisée sans une large connaissance et expérience avec ce style. C’est un paradigme très vaste qu’il est difficile de maîtriser complètement, et qui demande régulièrement de se poser les bonnes questions pour prendre les bonnes décisions. Malgré sa prédominance, je ne prend aucun risque à dire que la POO est très mal comprise, y compris par la majorité des personnes l’utilisant au quotidien (moi compris sans doute !).

Le fonctionnel

Seul paradigme déclaratif, le fonctionnel est une tout autre bête que les deux précédents, avec lesquels il ne partagent rien sur le papier. Il repose sur une idée totalement mathématique du code : une fonction doit toujours retourner un résultat prédictible en fonction des arguments que l’on lui passe, et uniquement eux. Si nous avons la formule y=2x+1, y sera toujours égale à 7 lorsque x est égale à 3.

En fonctionnel, tout est fonction, et toutes fonctions sont totalement fermées au contexte dans lequel elles sont invoqués. Vous vous souvenez lorsque j’ai utilisé une variable globale pour exemplifier le procédural, et ainsi y accéder depuis l’intérieur de ma fonction ? Il serait impossible d’y accéder en fonctionnel !

def get_users_by_country(users, country, limit) do
  Enum.filter(users, fn(x) -> x.country == country end)
  |> Enum.take(limit)
end

frenchUsers = get_users_by_country(users, "France", 10)

Ceci est une fonction dite pure en Elixir : pour une même liste d’utilisateurs, un même pays et une même limite, j’obtiendrai strictement toujours le même résultat.

L’idée de pureté est centrale : on éradique ce que l’on appelle l’effet de bord (side-effect en anglais), tout ce qui pourrait influer sur le résultat depuis l’extérieur de la fonction. Dans notre exemple procédural, le résultat de la fonction ne dépend pas uniquement des arguments passés, mais aussi de la valeur de la globale $users.

Le fonctionnel a toutefois un gros défaut : il est beaucoup plus difficile à apprendre. Ceci s’explique par plusieurs raisons :

  • les développeurs déjà habitués au procédural/POO sont totalement désorienté face à une logique différente ;
  • il existe beaucoup moins de ressources accessibles pour l’apprendre seul dans son coin ;
  • quand les ressources existent, elles ont souvent de quoi décourager plus d’une personne.

Je précise ma pensée sur ce dernier point. Puisque ce paradigme est très “mathématique” et qu’il a principalement été reclus au monde académique, le vocabulaire employé et les moyens de l’expliquer sont très souvent cryptiques, sinon élitistes. On recommande souvent Haskell comme porte d’entrée car il est le “plus pur des langages fonctionnel”. En ce qui me concerne, Elixir me paraît beaucoup plus abordable même si “moins pur” car la documentation et la communauté en générale sont plus accessibles. Lorsque l’on apprend, on a plus souvent besoin de comprendre concrètement le pourquoi du comment, or avec le fonctionnel on a parfois l’impression de lire un cours de mathématique… Si en détournant le regard d’un tutoriel, et qu’après 30s vous y revenez avec l’impression de lire une cours sur la relativité général, changez de tuto !

C’est quoi le mieux ?

A vrai dire, comme pour le choix d’un langage : aucun, il est question de besoin, d’envie, de curiosité ! Les langages orienté objet intègrent aussi de plus en plus de concepts provenant du fonctionnels (Javascript par exemple avec React), et à l’inverse certains langages fonctionnels se sont ouverts à l’orienté objet (Ocaml).

Il y’a une chose très importante à garder en tête selon moi, et que mon oncle Scott résume très bien : don’t believe the hype ! Rien ne “changera votre vie” (un peu comme l’iPhone 16 ou la 12e nouveau modèle de Tesla). Ce sont des outils. Certains vous paraîtront plus intéressants, plus pratiques dans certains cas, plus plaisants à utiliser, mais ils reste de simple outils !

Il existe en outre un besoin très présent en informatique de “prêcher pour sa paroisse” : que ce soit Linux, Python, le fonctionnel, React, un énième nouvel IDE, les webcomponents, le fait de n’utiliser que VIM… On sur-vend bien souvent les mérites d’une chose sans réelle objectivité. A l’inverse, vous trouverez nombre de critiques injustifiées sur un tas de choses, le plus souvent par manque de connaissance, ou parce qu’on prêche pour une autre paroisse bien sûr !

Comme il sera plus ou moins adapté d’utiliser tel langage dans certaines conditions précise pour répondre à un besoin en particulier dans un cadre qui a ses contraintes propres, les paradigmes n’y échappent pas. La POO a ses atouts, ses défauts, et ses pièges à éviter. Vous tomberez alors peut-être sur moult article clamant que “ALLELUIA ! Le fonctionnel est plus puissant, plus compréhensible, plus maintenable et plus sûr !” Les personnes qui disent cela ont des années d’expériences, ils ne peuvent pas avoir tort. Puis on trouvera peut être d’autres personnes, qui seront plus mitigés, qui diront “oui mais…”. D’autres encore ne seront pas du tout d’accord… Après tout, si on retrouve du fonctionnel dans la POO, et de la POO dans le fonctionnel, on ne peut qu’espérer que ce n’est pas dans l’unique but d’attirer “ceux de l’autres bord”, mais bien pour combler certains besoins.

Bref : soyez éblouis par l’un, l’autre, ou les deux, mais veillez à ne pas devenir aveugle !

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Streaming

Let’s Stream : Mouse Without Borders

Billet très court pour un programme tout aussi petit, mais qui peut véritablement changer la vie si on a un setup à deux PCs (ou plus !). Exit les claviers et souris en plus !

(Tout) petit soft gratuit proposé par Microsoft, Mouse With Borders vous permettra non seulement de partager souris et clavier sur plusieurs PCs (entre 2 et 4), mais aussi le presse-papier (copier/coller et capture d’écran) et transférer les fichiers entre eux. Les seuls prérequis étant que les ordinateur soit sur le même réseau (chez vous en gros) et qu’ils tournent sous Windows. Il vous suffira alors d’allumer votre second PC, et dès l’écran de login vous pourrez passer sur l’écran de ce dernier et taper votre mot de passe depuis votre clavier habituel !

L’installation est simple et doit se faire sur chaque PC concernés, dans n’importe quel ordre. La seule subtilité se trouve lors de la première installation. Il vous sera demandé si le logiciel “a déjà été installé sur un autre ordinateur”. Sélectionner “non” afin que l’on vous donne le nom du PC et surtout un code de sécurité.

Gardez la fenêtre ouverte ou notez-le car ceux-ci devront être utilisé lors de l’installation sur d’autres PCs. Vous l’aurez compris, lors des installations ultérieures vous cliquerez “oui” (le logiciel est déjà installé), puis il faudra fournir le code et le nom du PC. Le reste se fait tout seul !

Juste quelques petits réglages…

Il y’a peu de choses à trifouiller, mais quelques unes sont très utiles ! Sur le premier écran, vous pouvez réorganisez le positionnement des écrans. Si jamais les écrans de vos PCs ne sont pas positionnés tel que sur l’application, il suffit de faire glisser les écrans du menus. Le but étant que la souris passe naturellement d’un écran à l’autre lorsqu’elle sort d’un des bords (par le bord droit pour aller sur un écran à droite !)

Les autres options intéressantes sont les suivantes :

  • de base, le pointeur ne peut sortir du bord gauche de l’écran le plus à gauche, cocher l’option Wrap Mouse ne bloquera plus la souris (qui arrivera alors à droite de l’écran le plus à droite) ;
  • si aucune souris n’est connecté, Windows ne dessine pas de pointeur, activer l’option Draw Mouse Cursor est utile bien que ce ne soit pas toujours parfait (perso il n’apparaît pas sur le menu démarrer…) ;
  • l’option Block Screen Saver on other machines parle d’elle même, elle empêche les autres PC de passer en mode économie d’écran ;
  • si jamais vos écrans ont des résolutions différentes et que celà pose des soucis, activer Move mouse relatively peut être la solution.

Bref. J’ai pendant trop longtemps eu un clavier et une souris “en trop”, à me contorsionner pour accéder auclavier du PC de streaming… Je n’ai plus du tout ce soucis et je me suis en plus débarrasser de matériel plus encombrant qu’autre chose !

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Code/tech Découvrir et apprendre

Quel langage choisir ?

Voilà la première question que l’on se pose au moment de se lancer. Malheureusement, il n’y a pas de réponses simples à donner : ça dépend avant tout de vous, vos envies, vos préférences !

Il existe des centaines de langages informatiques différents, chacun ayant ses avantages et ses inconvénient, des emplois dans lesquels ils brilleront et d’autres où ils seront un poids. Vous en apprendrez sans doute plusieurs avec le temps et ce que vous apprendrez avec votre premier langage sera bien souvent transposable à d’autres. Ce n’est donc pas un choix aussi important qu’il n’y paraît.

Bref, c’est bien gentil, mais il faut bien choisir ! Petit tour d’horizon des languages les plus populaires, abordables ou recommandable !

PHP

Si un langage à une mauvaise réputation qu’il ne mérite absolument pas, c’est bien PHP ! C’est pourtant un langage qui dispose de très nombreux atouts, surtout lorsque l’on parle de web : il a absolument tout ce qu’il vous faut dès le départ ! Dirons-nous encore heureux, puisque c’est l’usage quasi exclusive de PHP, ne comptez pas faire des applications de bureau / smartphone et autres scripts utilitaires pour votre ordinateur. PHP = web !

C’est un langage largement accessible, disposant d’une très large communauté et de la meilleure documentation que je connaisse (oui m’sieur dame !). Largement utilisé par l’industrie du web, c’est un langage de premier choix si vous désirez trifouiller votre blog WordPress ou Joomla ou lancer un site d’eCommerce avec Drupal ou Prestashop.

C/C++

Avez-vous ce cliché du vieux développeur barbu, une Duff à la main ? Il est fort probable qu’il soit maître dans l’art d’écrire du C/C++. C est l’un des langages les plus important qui soit, puisqu’il est à la base de nombreux autres, et qu’il est absolument présent dans tout ce qui a un processeur. C++ lui est une évolution de C qui intègre ce l’on appelle l’orienté objet.

C’est sans doute le meilleur choix à faire si vous souhaitez travailler sur “système d’exploitation”, ce que l’on appelle le “bas niveau”. Avec C vous serez au plus près du processeur, et écrirez ce qui sera toujours plus rapide à exécuter qu’avec d’autres langages.

Mais en dehors de cela, ce n’est vraiment pas un langage que je recommanderais à un débutant. Ses qualités du point de vue optimisation est son talon d’Achille : vous auriez en effet à gérer tout un tas de choses clairement pas intéressantes ou motivantes, qui sont prise en charge de façon tout à fait transparentes dans tout les autres langages. C’est aussi beaucoup plus long à écrire, pour un bénéfice qui n’est plus si important de nos jours : à l’heure actuel, les processeurs sont extrêmement rapide et mieux vaut un langage plus lent à exécuter mais plus simple à écrire que l’inverse, vous ferez bien plus de choses plus vite ! Dernier défaut : point de vue éducatif concernant l’orienté objet, c’est pas vraiment le meilleur choix !

A mon humble avis, tant que vous ne souhaitez pas rester dans les plus bas niveaux, vous feriez mieux de voir C/C++ comme un “langage musée” qu’il serait extrêmement intéressant de visiter un jour pour avoir une meilleure compréhension de l’informatique en général, mais sans intérêt concret pour la plupart des développeurs d’aujourd’hui. Ou si vous avez le courage de commencer par là (et assez de cheveux sur la tête pour vous les arracher).

Python

Si vous voulez une grosse boîte à outil, Python peut être fait pour vous. C’est un langage relativement simple à prendre en main et qui vous permettra de faire tout un tas de choses : des applications de bureau, des scripts en tout genre ou du web ! C’est un langage mature, disposant d’une grande communauté et de nombreuses ressources. Il dispose également de nombreuses librairies de qualité qui en font un langage de premiers choix dans bien des projets, notamment dans le domaine scientifique et technique.

J’ai toutefois quelques griefs concernant Python. Tout d’abord sa documentation manque de clarté et d’accessibilité selon moi. C’est aussi à mon humble avis bien plus un langage de “scripting” qu’applicatif. En effet, ce qui fait de Python un très bon langage pour se lancer (sa simplicité en gros) ou pour rapidement obtenir ce que l’on souhaite, en font également un langage plus difficile à déployer pour des projets plus vastes, comptant plusieurs milliers de lignes de codes… Je trouve aussi que c’est un très bon langage pour débuter, mais qui risque aussi de donner quelques mauvaises habitudes qu’il faudra corriger un jour. Quoi qu’il en soit, il est fort probable que ce sera votre premier langage, quoi que j’en dise !

Java

Si on parle d’usine à gaz, on parle sans doute de Java ! A l’instar de PHP, Java n’a pas toujours une bonne réputation et ce n’est pas nécessairement mérité. C’est un des langages les plus utilisé au monde, notamment lorsqu’il s’agit d’applications dites “embarquées” (pensez robots, distributeur de billets, et autres “non-ordinateur”). Java peut pour ainsi dire tout faire : de l’embarqué, du web, de l’applicatif bureau / smartphone, car Java peut fonctionner partout ou sa machine virtuelle est présente (pensez “ordinateur virtuel fonctionnant sur ordinateur réel). Java est l’un des langages “à job” : l’industrie utilise énormément ce langage, et donc les gens qui savent l’écrire !

Il est toutefois assez “verbeux” (on écrit beaucoup de choses pour en faire peu), n’est pas le plus optimisé (utilise beaucoup de mémoire vive), et n’est pas le plus “sexy”… Java est fait pour créer de grosses applications, pas du tout pour faire de petits scripts. Quand vous pensez Java, pensez grand !

C#

Un langage Microsoft, qui tourne sur mon PC, prenez le code, trempez-le dans C/C++, trempez-le dans Java, et vous aurez un C# tout chaud ! Blagues et comptines à part, Microsoft peut être critiqué autant qu’on en a envie, à tort ou à raison, mais quand il s’agit de code il savent de quoi ils parlent !

C# est un dérivé de C/C++ largement inspiré par Java, et qui a pour objectif de remplacer ces deux ancêtres, ni plus ni moins ! Avec C# vous pourrez faire de tout, du web, des applications ou des jeux (Unity !), surtout lorsqu’il est question de Windows. C# fait en effet partie d’une vaste plateforme nommé .NET qui vous fournira tout ce dont vous auriez besoin pour réaliser vos rêves d’application Windows, et sur laquelle vous retrouverez également Visual Basic et F# (langage fonctionnel inspiré d’Ocaml).

Celà étant dit, le langage est intimement lié à Windows, bien qu’il soit possible de développer et déployer du C# sur Linux. C’est un langage massif, peu adapté aux besoins de scripting que vous pourriez avoir, à ranger du coté de ses prédécesseurs (C/C++ et Java).

JavaScript

Qui dit web, dit JavaScript. En effet, c’est le seul langage qui puisse être exécuté “coté client” (dans le navigateur des utilisateurs). JavaScript est absolument PARTOUT ! Il n’existe virtuellement plus de site web digne de ce nom qui ne l’utilise pas, si ce n’est uniquement lui.

Sa force et sa faiblesse sont la profusion de frameworks, librairies et autres “variantes” qui permettent de faire de très nombreuses choses, mais qui à l’inverse semble très fouillis. L’écosystème de JavaScript est en constante évolution, et l’outil que vous utilisez aujourd’hui pourrait très bien être désuet l’année suivante. On dit souvent que dans le développement il faut toujours être à la page sinon on est très vite arriéré : rien n’est plus vrai concernant JavaScript !

Il vous permettra toutefois de faire beaucoup de choses, et vous devrez fatalement le côtoyer si vous souhaitez faire du web.

Langages fonctionnels : Haskell ou Elixir

Que vous vous soyez déjà renseigné sur les différents langages, il est fort à parier que vous n’avez jamais croisé ces noms. Sans entrer dans les détails, les langages fonctionnels forment un famille à part, bien distincte des langages dit “orienté objets” et “impératifs” comme ceux sus-cités. Ils ne sont également pas autant utilisés dans l’industrie en général, bien que les choses pourraient finalement changer. Mais alors pourquoi s’y intéresser ?

Tout d’abord, il vous sera bien plus simple d’appréhender l’orienté objet après avoir appris le fonctionnel que l’inverse : j’ai fait le chemin inverse et j’ai été totalement dérouté ! Ensuite ce sont des langages plus simples à comprendre et à lire : il se passe ce qui est écrit, ni plus ni moins. Tout ce dont on dispose sont des fonctions, parfaitement (ou presque) indépendant de tout le reste, chacune pouvant être exécuté là où il y’a de la place sur votre processeur sans même avoir à y penser !

Je disais également que les langages fonctionnels risquent de prendre de plus en plus de place. En effet, de nos jours l’exécution de code en parallèle est de plus en plus nécessaire pour bénéficier des processeurs multi-coeurs et traiter un flot de données de plus en plus conséquent, sans compter la certitude que le code fonctionne et sache comment recouvrir d’une erreur. Et ça, c’est leur truc à eux ! Erlang, dont dérive Elixir, fut créé par Ericsson pour leurs besoin en télécommunication, s’assurer que rien ne bloque l’execution du code et qu’il soit fiable.

Si vous avez envie de vous y essayer, Elixir serait un très bon choix utilitaire, tandis que Haskell serait un très bon choix éducatif. En effet, le premier est en plein essor, notamment dans le web (framework Phoenix), mais il n’est pas aussi “pur” que Haskell sur le plan théorique, qui lui pourra vous enseigner tout ce qu’un langage fonctionnel est !

Conclusion

Le but de cet article était de vous faire comprendre que le choix que vous ferez n’appartient qu’à vous et vos besoin. Il n’y en a pas de bon ou mauvais, et même si vous vous êtes trompé et que finalement vous auriez préféré / eu besoin d’un autre langage que celui que vous aviez appris, ce ne sera jamais perdu !

Nous aurions pu parler de la beauté esthétique de Ruby, de la plus grande simplicité de Go par rapport à C/C++ pour le bas niveau, du puissant Scala, des qualité de R pour l’analyse de données, des parenthèses de Lisp (!), ou de Swift qui est incontournable si vous souhaitez faire des applications iOS (et seulement ça !).

Ce n’est pas une liste exhaustive. Vous trouverez sur internet un tas de choses sur un tas d’autres langages pour mieux vous éclairer. Mais honnêtement, ne tergiversez pas trop : choisissez en un et foncez ! Dans l’absolu, le meilleur langage sera toujours celui avec lequel vous êtes le plus à l’aise et connaissez le mieux, même s’il n’était pas le meilleur choix sur le papier !

Je vous laisse avec un infographie des plus drôles ! Credits.

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De ceci et cela

Bates Motel ? Nope…

Du positif tout de même !

L’ambiance est particulièrement immersive. Je crois être particulièrement sensible aux mélange des époques, ce qui permet de donner un aspect intemporel à l’histoire. C’est légèrement déroutant au début, mais en fin de compte c’est très réussi et sans exagérations.

Le jeu des deux acteurs principaux est au point, bla bla bla… bon, en fait j’ai pas grand chose à ajouter par rapport à tout ce qui se trouve sur le web ! Entrons dans le gras du sujet plutôt !

Et puis… le banal

Autant être franc : je me suis senti très vite expulsé de l’histoire. L’intérêt premier de la série est la relation entre Norman et Norma. Je me dis qu’il y’a déjà beaucoup à faire, surtout avec l’adjonction du frère qui permettrait de mettre en relief le tout. Mais pourquoi :

  • devait-il y avoir des trafiquants de drogues ?
  • devait-il y avoir un réseau de prostitution avec des prisonnières asiatiques “façon Gary Heidnik” ?
  • devait-il y avoir un triangle amoureux entre Norman et LA meuf du lycée et l’autre meuf (celle qui est une tête à défaut d’avoir des poumons) ?
  • devait-il y’avoir ce triangle qui devient un carré avec le frère ?
  • devait-il y’avoir autant de meurtres, et surtout de meurtriers, alors que l’action prend place dans une paisible bourgade de l’Oregon ?
Comment rendre son script plus excitant !

Les deux-trois “Tout est enfin arrangé !” de Norma m’ont fait sourire… Oh non Maman, parti comme c’est, et sans même que le synopsis le dise, on sait que ça va être le waï jusqu’au bout. Je m’attends presque à l’arrivée de l’armée ou un complot d’état donc le Bates Motel deviendrait l’épicentre !

En fait, ma grande question reste “pourquoi Norman Bates” ? Je sais pertinemment que de nos jours les véritables créations originales se font rares, et que les séries sont trop souvent une préquelle ou une suite d’un film, d’un roman ou d’un comics. C’est plus rentable, on profite de l’aura de l’oeuvre servant de base, et l’audimat “sait où il va” et s’en trouve conforté et/ou intrigué.

De base, ça ne me dérange pas, mais pourquoi utiliser une oeuvre comme base non pas pour l’explorer (parfois avec un oeil tout à fait personnel), mais tout bonnement la réinventer ? Le Norman Bates de Psychose est inspiré par Ed Gein, bien que l’auteur ne se rendit compte que quelques années plus tard à quel point il a visé juste en ce qui concerne le parcours de vie qu’il a imaginé. Ed Gein n’a pas eu une vie aussi rocambolesque, loin de là. Le Norman Bates de Psychose n’en a pas eu non plus, aussi loin que le roman et/ou le film donne des éléments de son passé. Pour moi la série se perd dans du superflu franchement relou, des éléments exagérés que l’on retrouve partout, prenant la place de ce qui était plus intéressant à développer.

En réalité, j’aurais été bien plus indulgent si la série s’appelait “Greene Motel” et qu’on y explore la vie de Franck et Frances Greene. L’influence Ed Gein / Psychose aurait pu être présente, sans toutefois s’y rattacher explicitement.

Les maladies mentales, c’est cool… à la télé !

Dernière chose un peu plus difficile à aborder : les troubles psy dans les fictions. Autant le dire de suite, je ne suis pas contre l’utilisation de maladies mentales dans les fictions, qu’elles soient correctement décrites ou non. Ce qui me dérange beaucoup plus, c’est la constante qui lie pratiquement toutes ces histoires : les personnes atteintes sont quasi-systématiquement instables, criminelles, handicapées, malsaines et/ou dangereuses.

Alors non, une seule fiction n’a pas à porter la responsabilité de toutes les autres dans leur traitement mauvais ou tendancieux de la question. Néanmoins, l’ensemble est responsable de la très mauvaise image qu’ont les personnes atteintes de troubles psy, qui vont au mieux à de la pitié, au pire à des craintes infondés. Mais au nom du spectacle et pour le bonheur de l’audimat, on hésite pas à en rajouter de grosses couches.

La stigmatisation perpétuelle des troubles psy tels que la dépression, la bipolarité ou la schizophrénie mériteraient plus d’un article à elle seule. Alors les troubles dissociatifs de la personnalité, aux sujets desquels ont débat encore aujourd’hui de leur réelle existence, c’est pousser le bouchon un peu loin…

Je n’aurais pas de soucis à cautionner ce genre de fictions si je savais que la plupart des personnes avait la démarche de se renseigner sur le sujet, de façon ouverte et humble. Ou qu’elles ont déjà les billes pour aborder la façon dont les maladies sont décrites sans que cela n’imprime clichés et fausse-idées. Hors, il est certain qu’on a que très peu voire pas du tout progressé dans notre relation aux pathologies psychiatriques.

PS : je viens de me lancer la mini-série Maniac (avec Emma Stone <3), et c’est a priori l’exception qui confirme la règle. A l’épisode 4 où je suis, j’aime beaucoup le traitement qui est fait des maladies avec lesquelles ils vivent (dépression/troubles borderline pour Emma Stone, schizophrénie pour Jonah Hill) : il est question de l’impact de la maladie sur leur vie et leur façons de la gérer (ou pas), et non sur des clichés fantasmés et sensationnalistes de personnes au mieux dérangées (et dérangeantes), au pire dangereuses…

Alors oui, c’est beaucoup moins sexy, sans doute plus “chiant” à visionner pour bon nombre de personnes. Mais face à toutes ces productions qui utilisent sans la moindre compassion ce que vivent des millions de personnes jour après jour, ça fait un bien fou d’avoir un peu de compassion et un brin d’empathie à l’écran ; des personnages qui ne sont pas simplement le véhicule de leurs conditions.

Tant pis pour les bien pensants qui ne sont pas d’accord alors qu’ils ne connaissent pas le sujet et osent faire un énième lien entre affections psy et sans-abris. Les personnes qui combattent ou ont combattu les mêmes démons qu’Owen et Annie eux s’y retrouvent et auront moins l’impression d’être des bêtes de foire pour la plupart…