Mes 5 séries Netflix préférées

On a mis longtemps à rejoindre la vague Netflix, depuis cet été précisément. Alors certes, je trouve que la grosse majorité des choses n’est pas folles et je perds pas mal de temps à être déçu, mais il y’a tout de même des choses qui m’ont (beaucoup) plu. Spoiler : je ne suis fan ni de La Casa De Papel, ni de The Walking Dead, ni de Black Mirror !

The Good Place

Probablement mon plus gros coup de coeur sur la plateforme ! C’est une série complètement barrée sans être grotesque, drôle à mourir et très attachante. On peut avoir besoin d’un tout petit peu de temps pour accrocher avant que les personnages ne se révèlent, on peut avoir peur qu’elle ne tienne pas la longueur, et pourtant elle garde toujours le même rythme endiablé sans faiblir !

Bourrées de rebondissement très bien maîtrisés, chaque nouvelle saison est une nouvelle aventure dans l’au-delà pour nos quatre humains, accompagné de l’architecte du bon endroit et de l’IA Janet. Si tout les acteurs parviennent à se distinguer (je suis un fan absolue de Jason et Janet), Ted Danson est encore plus remarquable dans le rôle de Michael.

iZombie

Ce n’est pas une série exceptionnelle, mais elle se regarde parfaitement bien. C’est le genre de série qui ne nous scotche pas forcément à l’écran, mais dont on suit pourtant les épisodes avec le plus grand des plaisirs. Les dialogues sont des plus réussis, je suis fan de la relation amicale entre Liv et Ravi sans la moindre ambiguïté (c’est très rare), et le personnage de Blaine est des plus réussis. Par ailleurs, les zombies ont subis un ravalement de facade : fini les morfales décharnés à l’haleine fétide, les zombie peuvent être comme tout le monde (dépigmentation mis à part), tant qu’ils ont des cerveaux pour se sustenter. Sinon, bonjour les “Romeros” affamés au vocabulaire inexistant !

C’est le genre de série “à l’ancienne” que j’aime beaucoup, une série policière avec une nouvelle enquête par épisode, ce qui laisse le temps à la trame principale de se dérouler tranquillement mais surement. Bonus : les préparations culinaires de Liv vous ouvriront l’appétit, ou pas !

Dark

Deutsche qualität ! Voilà LA série dont j’attends la troisième et dernières saison avec une grande impatience. Des séries SF qui introduisent des voyages dans le temps, il y’en a des dizaines… Des séries qui parviennent à être réellement crédible, ou qui en tout cas sont suffisamment bien écrite pour ne pas (trop) faire grincer des dents devant une incohérence totalement absurde, il y en a (beaucoup) moins.

C’est une série très sombre. Les mystères s’additionnent et se dévoilent à une rythme élevé sans entacher la cohérence générale du récit ou donner l’impression de vouloir “nous envoyer du pâté” à l’aide d’artifices. Son seul réel défaut est qu’elle peut être difficile à suivre et requiert une bonne dose d’attention (que je lui donne avec grand plaisir). Contrairement à iZombie, ça ne se regarde pas pendant qu’on fait autre chose !

Les 100

Je tiens à défendre cette série. Alors oui, les premiers épisodes semblent surtout viser un public dit young adult. Mais si vous lui donnez sa chance, vous risquez de très vite être surpris ! Elle contiendra toujours des moments flottants, des hésitations scénaristique, et quelques moments clichés, mais dans sa globalité elle est de très bonne qualité pour tout public. Suffisamment pour que ce soit ma série “bruit de fond” : avec près 50h de show sur 5 saisons disponibles, y’a de quoi laisser tourner.

La réelle identité de la série s’installe avant d’être magistralement confirmée dès le début de la seconde saison. C’est une série très sombre, souvent violente et sanglante, qui met à mal les codes moraux. En effet, l’intrigue en soit n’est pas aussi importante que son impacte sur les personnages. Si vous aimez avoir des gentils et des méchants bien définis, passez votre chemin. Il se peut que votre personnage préféré fasse de nombreuses chose que vous n’auriez pas cautionné, car les scénaristes sont clairement très durs avec eux, sinon cruels ! La bande-son est le parfait indicateur de virage pris rapidement : on commence par du Imagine Dragon pour rapidement passer sur des œuvres orchestrales.

Fait rare : c’est une série qui se bonifie au fil des saisons ! Si la saison 2 était excellente et est celle qui fait le plus consensus, ma préférée reste la 5e ! Cette dernière saison disponible sur Netflix est la plus polarisante de toutes car elle renverse beaucoup de chose (#JeSuisOctavia), mais pour moi c’est “la saison de la maturité”. Sans doute elle a-t-elle perdu des fans, mais elle a sans aucun doute renforcé l’appréciation de ceux qui restent !

Brooklyn Nine-Nine

On finir par la meilleure vue sur Netflix, et très vite devenue une série fétiche pour moi. Les personnages sont tous géniaux. J’ai une légère préférence pour le Capitaine, Terry et Gina, mais tous sont réussis, y compris les personnages secondaires (toujours hypé par un épisode avec Doug Judy !)

Mais la force incontestable de la série est d’être “naturelle” et absolument jamais cliché, au contraire. L’exemple parfait du ton de la série est le Capitaine. En effet, celui-ci est gay, mais c’est un capitaine de police qui se trouve être gay, et non l’inverse. L’humour pointe souvent sur les discriminations, mais parce qu’il s’en moque et non parce qu’il s’en sert (adieu les sempiternels même vannes faciles à base de clichés douteux…). Idem dans les relations entre les protagonistes. Ils sont collègues, souvent amis, sans ambiguïté et toujours respectueux les uns des autres.

Je disais que c’est une série “naturelle”, et c’est là que j’ai été bluffé : elle est bourré de petits messages, mais ce n’est pas le but, elle n’est pas moralisatrice, elle ne fait pas d’idéaux. On a réellement plus l’impression d’assister à la vie totalement loufoque d’un commissariat, et nos à une mise en scène qui se sente investis d’un devoir de satisfaire leur bonne conscience d’auteurs.

Dans le fond, elle ressemble beaucoup à The Good Place : c’est rafraîchissant, (très) drôle et exceptionnellement “normal” ! J’aime cette série autant que Terry aime les yaourts !

Les metions spéciales

Maniac (mini-série) : c’est de moins en moins vrai, mais les fictions traitant de manières au moins okay des troubles mentaux sont rares. Fiction est très jolie série dans un contexte SF, portée par Emma Stone (!) et Jonah Hill.

The End Of The F***ing World (mini-série / 2 saisons) : parfaite exemple de production britannique, c’est pas fou mais terriblement attachant. On y suit deux ados, lui psychopathe et elle totalement désabusée. Celle-ci fini par l’embarquer dès leur rencontre dans une fugue improvisée tandis que lui fantasme sur le fait de la tuer. L’une des toutes dernières scène m’a fait pleurer de rire pendant bien 2 minutes !

Poupée Russe (8 épisodes, saison 2 bientôt) : co-créée par Natasha Lyonne (Orange Is The New Black) qui y joue le rôle principale, Poupée Russe revisite Le jour de la marmotte mais avec deux grande différence : elle meurt systématiquement, parfois bêtement, avant de se revivre encore et toujours la même soirée !

The Good Wife (7 saisons) : la série mérite sa mention, bien que je l’ai découverte avant. Savoureux mélange de politique et de droit, le propos de la série est au point le casting excellent. Margulies est bluffante dans le rôle de “Sainte Alicia”, sans doute même la meilleure performance que j’ai pu voir sur un écran depuis des années. Elle possède un parfait dosage de “jeu” et de “non-jeu”, et sait s’effacer pour laisser l’audimat imprimer ses propres impressions sur son visage. Puis que dire du personnage d’Eli Gold, aussi arriviste qu’attachant…

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